Les trois fédérations syndicales de cheminots (CGT, FO, SUD rail) signataires du préavis commun de grève reconductible feront grève à partir du 21 novembre à 20 heures pour le service public, l’emploi, les salaires et pensions. La FGAAC fera bande à part.
Malgré des tractations durant tout le Week-end, Louis Gallois n’a pas réussi à appaiser la colère des cheminots. Il faut dire que son dauphin Guillaume Pepy n’était pas présent pour arranger les choses, étant le créateur de la contreversée filliale ID-TGV…
Du côté du gouvernement, c’est aussi l’échec des négociation. Le ministre des transports s’est pris au piège du débat sur la privatisation de la SNCF : rien de tel pour rappeller le contexte gouvernemental de fin de service public avec la privatisation de la SNCM, d’EDF et des autoroutes.
Au niveau européen, Louis Gallois agite le drapeau blanc. Il craint en effet perdre des subventions FRET en raison du coût de la grève qui va allourdir les pertes. Preuve que le service public a besoin de subventions publiques pour son équilibre.
Pour les voyageurs, la grève risque de bien paralyser le réseau. On comptera 1 TGV sur 3 en moyenne et 1 Corail sur 4. Et le Transilien fonctionnera à 40% en moyenne.