Les organisations syndicales ont été reçues en table ronde salariale par la direction de l’entreprise le 1er mars 2007. Cette négociation salariale s’ouvrait dans un contexte social chargé, souligne les syndicats.
La CGT a souligné les attentes des cheminotes et cheminots qui se sont exprimées fortement le 8 novembre 2006 et lors de la manifestation nationale du 8 février 2007 avec plus de 40 000 cheminots actifs et retraités dans les rues de Paris. Elle a rappelé qu’entre 2002 et 2006, la perte du pouvoir d’achat des cheminots s’est élevée à 2,56%. Cette perte, depuis le début du contentieux salarial dépasse les 15% soit 200 euros mensuels pour un cheminot de l’équipement à la position B4.
Alors que les prévisions d’inflation pour l’année 2007 sont de 1,7% dans la Loi de Finances, la direction SNCF s’appuie sur une note de conjoncture de l’INSEE qui prévoit un glissement moyen des prix de 0,7% (de juin 2006 à juin 2007).
La question des bas salaires et des basses retraites a donc été au cœur de l’intervention de SUD-Rail qui a revendiqué un salaire minimum d’embauche à 1350 euros nets et une augmentation uniforme de 250 euros pour tous les cheminots.
La direction a annoncé que cette réunion n’est pas conclusive. Un second rendez-vous salarial aura lieu en juillet ou septembre 2007. D’ici le prochain rendez-vous salarial, de nouvelles étapes revendicatives seront nécessaires pour se faire entendre du gouvernement et de la direction SNCF.