Plus de 115.000 cheminots ont voté pour leurs représentants syndicaux jeudi 26 mars, première élection après l’application de la nouvelle loi sur la représentativité syndicale. La CGT reste très majoritaire à la SNCF, devant l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT.
Un petit séisme syndicale à la SNCF, qui, pour la première fois, applique la nouvelle loi sur la représentativité. La loi du 20 août 2008 précise que seuls les syndicats ayant obtenu 10% aux élections des représentants du personnel dans les comités d’établissement sont considérés comme représentatifs, et le seuil de 30% est fixé pour l’obtention d’un accord.
La CGT obtient 39,30% des voix, l’UNSA 18,05% des voix, SUD-Rail 17,67% et la CFDT 11,59% des voix. Les syndicats FO et la CFTC ne seront pas représentés avec moins de 10% des voix (respectivement 7,98% et 5,40%). En terme de progression par rapport à 2006, la CGT perd légèrement des voix tandis que l’UNSA apparaît comme la grande gagnante du scrutin, passant de 14,48% à 18,05%. SUD-Rail gagna aussi des voix, passant de 14,97% à 17,67%.
Le taux de participation a été de 73,4%, en baisse par rapport aux précédents scrutins qui affichaient des scores de participation entre 77 et 80%.
La CFDT, que la FGAAC a pourtant rallié déçoit. En effet, l’addition des voix de 2006 de la CFDT et de la FGAAC laissait présager un score de 15%.
La CGT, avec son score peut signer un accord sans partenaires à la SNCF. Par contre, le pôle réformiste de la CFDT et de l’UNSA ne réunit que 29,64% des voix, et SUD-Rail 17,67% des voix. Ainsi, la GCT joue un rôle d’arbitre entre les deux pôles contestataire et réformiste.