Le conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de France (AFITF) s’est réuni la semaine dernière. Le résultat 2012 a permis d’opérer un certain nombre de reports venant abonder le budget 2013, dont des incertitudes planent sur le coût du report de l’écotaxe poids-lourds.
Cette première séance de l’année a été l’occasion de revenir tout d’abord sur la fin de la gestion 2012 avec l’adoption du compte financier 2012 constatant un niveau de dépenses finales de 1,876 milliards d’euros.
Les engagements nouveaux sont restés à un niveau élevé en 2012 avec 3,8 milliards d’euros pour le budget d’intervention, en raison de l’impact du lancement du contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier et de la nouvelle route du littoral à la Réunion. Toutefois, le résultat 2012 a permis d’opérer un certain nombre de reports venant abonder le budget 2013 : les dépenses d’intervention (crédits de paiement) sont ainsi portées à 2,381 milliards d’euros pour faire face aux échéances des projets en cours et le niveau des engagements est porté à 5 926 milliards d’euros, en hausse de 2,895 milliards d’euros pour intégrer le report du projet de canal Seine-nord-Europe dans l’attente du résultat des expertises complémentaires demandées par le Gouvernement.
L’agence n’a pas encore évalué l’impact sur ses recettes du report de la taxe poids-lourds, dont les recettes étaient précédemment estimées à 400 millions d’euros pour six mois d’exploitations. L’agence est aussi en attente des conclusions de la commission Mobilités 21, visant à prioriser les projets du SNIT.