Quatre mois après que le train à grande vitesse Fyra ait été mis hors service, la SNCB et les NS renoncent à la commande des rames V250, mettant en cause la sécurité et la fiabilité des rames.
Le 17 janvier 2013, la SNCB et NS Hispeed ont mis hors service les trains Fyra en raison de dégâts importants sur quelques rames, conséquence notamment des conditions météorologiques extrêmes. La SNCB a mis en demeure AnsaldoBreda – sous peine d’annulation pure et simple du contrat – d’amener, endéans les trois mois, les trois trains commandés par la SNCB au niveau de qualité exigé dans le contrat.
L’expert externe conjoint de la NS et de la SNCB, Mott MacDonald pointe du doigt un certain nombre de problèmes fondamentaux qui ne pourront être solutionnés que sur le long terme et après de sérieuses recherches complémentaires. Les rapports constatent notamment des lacunes au niveau du développement du système de freinage, de la batterie, de la rouille prématurée, ainsi que de la protection inexistante des câbles électriques sous le train, à côté de toute une série d’autres éléments. Selon ces experts, une révision profonde pour solutionner tous les problèmes pourrait durer 17 à 24 mois.
Sur base de ces éléments, le conseil d’administration de la SNCB a donné mandat le 31 mai 20113 pour refuser la livraison des rames V250, de rompre le contrat avec AnsaldoBreda et de faire lever les garanties bancaires sur les acomptes déjà payés. Les paiements déjà effectués d’un montant d’environ 37 millions d’euros en tant d’acompte sont totalement couverts par garanties bancaires. Le conseil d’administration des NS a pris une décision équivalente le 3 juin 2013.
La SNCB pointe également les doutes sur la santé financière d’AnsaldoBreda, avec toutes les conséquences au niveau de la garantie. Outre le coût de la commande, évaluée à près de 400 millions d’euros, les opérateurs belges et néerlandais pourrait demander des indemnités compensatoires complémentaires auprès du constructeur.