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La croissance du trafic accélère l’usure du réseau

Le trafic supplémentaire et sa croissance à long terme est la raison principale du retard accumulé ainsi que des besoins supplémentaires prévus en terme d’entretien du réseau CFF.

Ainsi, la charge sur le réseau a augmenté de 47 pour cent depuis 1995 et de 17 pour cent pour la seule période de 2002 à 2009. Une plus forte charge sur le réseau raccourcit fortement la durée de vie des installations, en particulier celle de la voie ferrée. De plus, l’augmentation du trafic restreint les activités de chantier en raison des intervalles toujours plus courts entre les trains, ce qui se traduit par des lots de travaux plus petits mais plus chers. Une seconde raison expliquant les besoins supplémentaires réside dans les coûts des travaux : ils ont fortement augmenté en ce qui concerne la voie ferrée (par exemple, le renouvellement du ballast et des rails a augmenté de 17 pour cent pour la seule période de 2006 à 2008). Or, les recettes provenant de la Confédération et les recettes liées à l’utilisation des sillons sont restées à peu près au même niveau au cours des 15 dernières années.

Malgré le trafic supplémentaire et le vieillissement accru des installations, les moyens financiers sont restés au même niveau, et il faut encore y ajouter le renchérissement. A budget CFF égal, ces facteurs ont conduit à moins de maintien de la substance. C’est pourquoi le besoin en moyens financiers augmente de façon apparemment bondissante.

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